Ouvrir les murs Pour une école de tous les mondes

4 juin 2015

Première journée

9h - 9h30 Ouverture du colloque
Introduction par Marie Rose Moro, Professeure de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent - Université Paris Descartes

9h30 – 12h30 : 1ère session
Transmettre, une école unique, des enfants singuliers
Intervenants Pressentis :

Marcel Gauchet, philosophe - EHESS, Paris
Cécile Rousseau, pédopsychiatrie - Université Mac Gill, Montréal
Françoise Verges, philosophe - Présidente du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage

Pause déjeuner libre

Après-midi 14h - 17h30 : 2ème session
Apprendre, savoir, se sentir légitime pour s’approprier le savoir, au-delà des discriminations
Intervenants Pressentis :

Cristina Figueiredo, anthropologue, Université Paris Descartes - laboratoire EDA

Marie Rose Moro, pédopsychiatre - Maison de Solenn, Paris

Lilian Thuram, Fondation Education contre le racisme

PROGRAMME DU 5 JUIN 2ème journée

Atelier 1 - Place de la langue maternelle - place des familles

Si le bilinguisme précoce est un atout pour le développement cognitif et intellectuel quelle place lui laisse t-on dans l’école de la république ? L’école d’aujourd’hui, et encore plus celle de demain, se doit d’être ouverte à la multitude de connaissances de tous ses élèves venus d’ailleurs. Comment sortir dès à présent des idées fausses et lourdes de conséquences qui consistent parfois à couper un enfant de ses racines en le privant de la langue de ses parents ?
Comment lutter contre le clivage langagier auquel sont confrontés les enfants de migrants dès leur entrée à l’école maternelle ? Finalement comment cette école peut-elle s’ouvrir aux compétences potentielles de tous ses élèves venus d’ailleurs ?

Atelier 2 - Une école inclusive - pour qui ? comment ?

Immigration, handicap, genre, orientation sexuelle autant de sujets témoignant d’un pluralisme qui mettent à l’épreuve la cohésion sociale et l’universalité des institutions. Le concept d’inclusion est-il pertinent pour répondre à cette tension ? Ce terme nouveau est désormais employé par les responsables politiques pour définir les objectifs de programmes visant l’intégration sociale. Ainsi l’Unesco dans son programme d’éducation inclusive se propose d’« en finir avec toute forme de discrimination et de favoriser la cohésion sociale ».

L’exploration du concept d’inclusion, de son histoire, de la cartographie conceptuelle dans laquelle il s’insère tout comme les enjeux sociaux qu’il exprime, feront l’objet d’une réflexion menée par différents invités en provenance de la recherche et des acteurs institutionnels et sociaux.

Atelier 3 - La médiation en action

Les animateurs de l’atelier, comédiens formés au Théatre de l’opprimé, proposeront au public d’interagir dans une situation conflictuelle se déroulant au sein de l’institution scolaire.

Atelier 4 - De l’école à la protection de l’enfance

L’Education Nationale est un acteur majeur de la protection de l’enfance. Elle est à l’origine d’environ un quart des informations préoccupantes aux Conseils Généraux et des signalements à la justice.

Ces signalements sont fréquemment vécus par les familles concernées comme une intrusion dans leur vie privée et une remise en cause de leurs critères éducatifs. La distance culturelle avec les familles migrantes peut contribuer à aggraver les malentendus et aboutir à des ruptures de lien radicales avec l’institution scolaire. L’enfant lui même, au centre du litige, peut être confronté à un conflit de loyauté entre le monde de l’extérieur, celui de l’école, et celui de l’intime, représenté par son groupe familial.

Comment, dans ce contexte, rétablir, dans l’intérêt de l’enfant, une communication possible entre les partenaires ?

Atelier 5 - Les projets de réussite éducative et l’interculturel

La liste des actions menées dans le cadre du PRE ressemble à un inventaire à la Prévert - lutte contre l’illettrisme, clubs d’écriture, traitement de la dyslexie, ateliers culturels, accompagnement familial… En somme, le programme de réussite éducative, inscrit dans la loi de cohésion sociale, doit apporter aux enfants et adolescents en difficultés, ainsi qu’à leurs familles, un accompagnement ciblé sur mesure.

Quelle est la réalité de terrain ? Comment cette politique de la ville peut-elle s’inscrire, au quotidien, dans une concertation avec l’école, le social, la santé physique et psychique ?

De fait, une prise en compte active de l’environnement social, familial et culturel de l’enfant devrait favoriser la mise en place des meilleures conditions pour la réussite scolaire. Le P.R.E. n’est-il alors qu’un appendice de l’école qui ferait lien entre l’institution, l’éléve et son environnement familial et socioculturel ? A moins qu’il ne signe l’épitaphe d’un certain modèle scolaire en échec face aux enfants différents ou qui viennent d’ailleurs…

Atelier 6 - L’école hors de la métropole

En outremer, l’école s’inscrit dans le prolongement d’histoires locales tout aussi singulières les unes que les autres, souvent torturées et douloureuses. Elle s’insère dans un environnement marqué par des particularités culturelles, des difficultés économiques et sociales et des inégalités. Comment alors la délester du poids de l’histoire coloniale, comment y transposer les idéaux de la République, rester fidèle aux principes d’égalité et en même temps y projeter des ambitions éducatives qui intègrent la diversité ?

On ne peut en effet ignorer qu’un grand nombre des enfants des écoles d’outre-mer sont locuteurs d’une autre langue que le français, aussi bien dans le cadre familial que dans leur environnement social immédiat.

En ne niant pas que des expériences d’enseignement des langues et cultures régionales existent déjà , nous discuterons des perspectives à développer pour une école éthique, généreuse et néanmoins réaliste.

Plus d’infos : http://www.centrebabel.fr/colloques...

Centre Babel - Colloque 2015 - 97 Boulevard de Port-Royal, 75014 Paris
ou par courriel à colloque.babel2015@centrebabel.fr

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