Relations Ecole/Famille : Construire une relation réciproque pour mieux (s’) apprendre

2 juil. 2014

Désireux de continuer à s’inscrire dans une dynamique de recherche et d’évolution de la pratique rééducative, les rééducateurs de l’Éducation Nationale organisent en 2014 un congrès dans l’agglomération grenobloise sur la thématique de la « relation école/famille »

Pourquoi ce choix ?

Depuis plus de 40 ans, dans les textes, les parents sont institutionnellement reconnus comme « membres permanents et à part entière de la communauté éducative ». En pratique, on constate que la participation et l’implication de tous les parents à l’intérieur de l’école ne va pas de soi. Pourtant, les études et les rapports, dont l’évaluation FNAREN - Université Paris-Descartes de 2010, notre quotidien professionnel… nous conduisent à affirmer que la qualité des relations entre l’école et la famille est essentielle à la réussite des élèves. Et plus récemment, le rapport sur la refondation de l’école de 2012 souligne à de nombreuses reprises l’importance de la « place légitime » des parents à l’école qui doit « s’ouvrir à eux – en particulier à ceux qui sont les plus éloignés de l’institution scolaire ».

De notre place de rééducateurs, nous sommes témoins privilégiés des états de la famille, de l’école, des enfants, des enseignants...
La famille nucléaire n’est plus la référence exclusive. Il n’existe pas un modèle de famille, mais des familles (recomposée, monoparentale, homoparentale… ). Ces modalités ne sont-elles pas à l’image de la complexité de la société ?
De leur côté, les enfants interrogent leur place au sein de leur famille, leur rapport à l’autorité... Jacques Lévine, Docteur en psychologie et psychanalyste, parle de « nouveau peuple scolaire ». Jean-Paul Gaillard, thérapeute familial et enseignant-chercheur, évoque des « enfants mutants ».
L’école enfin, n’a pas échappé à la marchandisation du monde, aux valeurs de l’entreprise avec la culture de la note ou du résultat, à l’esprit de concurrence, qui ont eu pour effet de générer inquiétude, tensions, angoisse chez tous les partenaires...
Il est pourtant primordial que chaque adulte soit en mesure de garder un cap : celui d’aider les enfants à grandir, s’épanouir et réussir à l’école !

En travaillant avec un élève qui rencontre des difficultés à l’école, nous, rééducateurs, sommes amenés à travailler d’abord avec son enseignant et sa famille, à prendre en compte prioritairement le contexte dans lequel l’enfant évolue. Pour cela, il nous faut construire un partenariat avec l’enseignant et les parents, avec cette ligne directrice : « comment chacun, de sa place et dans son rôle, peut-il aider l’enfant à devenir élève ? »

Mais que recouvre cette notion de partenariat ? Quel regard les parents peuvent-ils avoir ? Comment communiquent avec eux les enseignants qui y sont si peu préparés ? Comment, sur le terrain, se noue et se vit ce partenariat ?
Comment faire avec les familles les plus distantes de l’école ? Et sur quoi fonder un partenariat durable alors que rien ne semble définitivement acquis ?
Pas facile d’être parent, pas facile d’être enseignant. Mais toute communication, lieu de transformations et donc de confrontations, d’enjeux personnels et affectifs, ne pourrait-elle pas aussi se révéler une source d’échange de savoirs, un « instant d’humanité partagé » ? Chacun est en mesure de progresser...

Le 29ème congrès de la FNAREN, carrefour de champs théoriques, riche de l’éclairage d’universitaires, de chercheurs, de psychologues, philosophes, sociologues, psychanalystes, écrivains... nous apportera, pour la pratique de chacun et le cheminement de tous, de nouvelles clés de compréhension.

Plus d’infos et inscriptions :

http://www.congresfnaren2014echirol...

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